Qu'est ce que l'économie sociale et solidaire (l'ESS)

Publié le par l'Extra-Marche

Il est temps de parler d'une notion qui semble prendre de plus en plus de sens à notre époque ou la pauvreté grandit et les problèmes environnementaux se multiplient.

 

Pour faire simple, l'ESS est une économie basée sur la non-lucrativité.

Dans les États Providence comme la France, les services et fonctions publics sont bels et bien non-lucratifs, donc bases majeures de ce que l'on appelait il y a peu l'économie sociale. Aujourd'hui, parlant d'ESS, donc en incluant la notion de solidarité, le sociétal se cantonne à la société civile ; les associations, coopératives, mutuelles, fondations, ONG, voire peut être bientôt les sociétés marchandes axées sur l'écologie.

Cela fait des lustres que les États Providences sont menacés par un capitalisme outrancier, et par les privatisations que celui-ci engendre.

Notons aussi que les familles, du moins l'esprit familial (fraternité, maternité, etc...) est le fondement de l'économie sociale, l'économie devant gérer le foyer, doit être vu comme faisant parti de l'ESS.

Détaillons ce que sont ces 3 termes ; économie, social et solidaire.

 

L'économie, soit ; la gestion du foyer, du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer.

Autant dire qu'elle est présente partout.

 

Social(e) est relatif à l'ensemble d'une société, d'un groupe d'individus, ou de foyers, du latin socialis (même sens).

Autrement dit, les liens et les rapports entre les foyers et les individus.

 

Solidaire, « l'union fait la force », « un pour tous, tous pour un » résument cette notion du latin solidus soitmassif, consistant, solide, lui même issu de l'indo-européen soluo voulantdire entier.

 

C'est le fondement du mutualisme naturel qui régit la nature (l'entier par excellence) par une symbiose entre espèces, chacune servant à l'autre, et inversement, d'une manière raisonnée voire même indispensable.

Je prends essentiellement comme modèle vertueux la nature, qui a comme modèle économique spontané ce que l'on peut appeler l'économie de don.

 

L'économie de don est un sujet à part entière, mais s'intègre parfaitement dans l'ESS.

Un don n'est pas à proprement parlé un échange, malgré la notion de « contre-dons ».

L'entraide familiale est l'exemple appliqué le plus clair pour définir ce modèle, et la maternité en est la quintessence (donner la vie, puis donner sa vie sans conditions pour les prochaines générations).

Si il est dur de donner, il est autant, voire plus dur de recevoir sans se sentir redevable.

La notion de solidarité implique en société, de penser à l'intérêt général avant son intérêt personnel.

 

La monnaie

La monnaie, est aujourd'hui le pillier des économies mondiales. Elle régule la plupart des échanges.

Il existe plusieurs types de monnaies (je ne parle pas de leur nom mais de leur fonction), entre celle qu'on a en poche, celle qui équivaut à l'or (l'étalon or), la fiduciaire (juste des chiffres basés sur une éventuelle dette morale), ou les jetons de kermesse, il y a des abysses.

La valeur d'une monnaie, reste la valeur que veulent bien lui accorder ceux qui l'utilisent.

Des monnaies peuvent s'accorder avec l'ESS, mais ce n'est pas son fondement essentiel.

 

À l'opposé de l'économie de don, et de la non-lucrativité, le concept d'usure, de monnaie s'est imposée avec les siècles, jusqu'à faire croire que tout s'achète, alors que la nature nous prouve que l'argent est loin d'être indispensable.

 

Nous sommes face là au problème moral de individualisme, qui s'oppose au mutualisme.

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