Les ateliers d'auto-fabrication

Publié le par l'Extra-Marche

Dans la mouvance de l'open-source (logiciels libres, GNU-linux, internet....) vous connaissez peut être les fablabs, mais il existe tout un panel de tiers-lieux d'auto-fabrication, les hackers spaces, maker space, tech shop et autres ateliers.

Après une présentation de cette dynamique, vous trouverez en fin d'articles quelques lieux de ce genre en Auvergne :


 Les outils high-tech existants ou en cours de développement,

généralement comparables à des périphériques d’ordinateur, pointent vers un avenir,

où pratiquement, tout le nécessaire et le désirable pourra être produit

dans des ateliers coopératifs ou communaux ;

où les activités de production pourront être combinées

avec l’apprentissage et l’enseignement,

avec l’expérimentation et la recherche,

avec la création de nouveaux goûts, parfums et matériaux,

avec l’invention de nouvelles formes et techniques d’agriculture,

de construction, de médecine, etc. [...]
           

Le travail sera producteur de culture,

l’autoproduction un mode d’épanouissement.
                                   

 

André Gorz, "La sortie du capitalisme a déjà commencé", Galilée, 2008
 

 

Une utopie, un avenir


        Imaginons... partout se sont répandus à l’échelle communale, dans les quartiers des
villes, les villages, des ateliers collaboratifs d’auto-fabrication. Comment en est-on
venu là ? En réponse à la faillite d’un système industriel et marchand détruit par les crises
« financière », sociale, écologique qu’il a générées ?...
        Dans ces ateliers : des machines à travailler le bois et le métal, à coudre ou
découper, des plateformes d’électronique programmable telle Arduino, des fabricateurs
numériques comme la RepRap ; et des personnes faisant partager leur connaissance du
fonctionnement de ces outils – sur le mode de l’APIMA, association dont les adhérents
peuvent entretenir et réparer leur voiture en suivant les conseils de mécaniciens salariés.
        Dès lors nous pouvons fabriquer nous-mêmes, réparer ou concevoir les objets de
notre vie courante : un lit ou une armoire, des vêtements, une machine électronique ou
robotique quelconque, la pièce cassée indispensable au fonctionnement d’une machine...
Ces ateliers sont en réseau et partagent des savoir-faire et modèles librement repro-
ductibles (voir la banque d’objets Thingiverse).
        Gain de liberté et d’autonomie : avec ces ateliers nous nous approprions les moyens
de produire les objets ainsi que la décision de les produire. Nous ne dépendons plus d’un
système industriel mondialisé, produisant des objets selon son seul intérêt et produisant
également, par la publicité, le marketing ou le système de la mode, les besoins et désirs
permettant de les écouler.
        Des FabLabs, proches des ateliers décrits ici, on pris forme mondialement. Des
projets ou ateliers existent en France, comme Usinette, Artilect, Tetalab ou /tmp/lab. Un
atelier est en projet à Saint-Amant-Roche-Savine.
        Cette utopie, cet avenir sont évoqués par André Gorz à la fin de son article La sortie
du capitalisme a déjà commencé. Il y évoque les limites sur lesquelles bute le capitalisme,
les moyens par lesquels il se maintient provisoirement en vie, et les prémices d’un monde
qu’il nous est possible de faire advenir.

 

À Ambert : http://lerhizome.net/

À Clermont-Ferrand : https://www.isilabs.fr/

                                   http://acolab.fr/

La RepRap à Clermont-Ferrand : http://reprapide.fr/

Formations en Haute-Loire : http://formalab.fr/

 

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