L’HUILE VÉGÉTALE PURE (HVP) COMME CARBURANT (pour moteur gas-oil)

Publié le par extramarche

Depuis quelques années, de par les questionnements sur le pic du pétrole et son «après», nous voyons ressurgir différentes solutions palliatives, notamment les agro-carburants (appelés aussi bio-carburants ou bio-fuel en anglais), comme l’ethanol (alcool végétal), le bio-gaz (méthane), bio-carburants solides (bois, charbon, ordures etc...), les oilgae (carburants d’algues) et les huiles végétales pures dont nous allons parler.

 

L’huile végétale pure et son usage comme agro-carburant est réglementé depuis 2003 par les directives européennes :

- 2003/30/CE visant à promouvoir l'utilisation des agrocarburants

- 2003/96/CE dite “énergie”, font référence aux huiles végétales pures en tant que biocarburant.

En France, ces directives n’ont pas été totalement intégrées à la législation nationale et un vide juridique existe. Seuls quelques secteurs professionnels sont réglementés pour l’HVP (décrets 2006-1574 et 2007-446) :

- Les producteurs agricoles d’HVP peuvent commercialiser ce carburant à un autre exploitant agricole, ainsi qu’aux navires de pêches professionnels (pour l’avitaillement).

- Les collectivités territoriales (loi de finances rectificatives n° 2006-1771) et/ou leurs groupements sont autorisée (à titre expérimental) à consommer l’HVP comme carburant avec les véhicules de leurs parcs, avec néanmoins des contrôles fiscaux et techniques.

En ce qui concerne les particuliers, la législation nationale étant floue, les directives européennes font foi.

Cependant il faut comprendre que l’utilisation de masse de ce type d’agro-carburant n’est, paradoxalement pas sans conséquences sur l’environnement, par une industrialisation,  et aussi quant à l’utilisation de ces terres arables pouvant être vivrière (donc nous nourrir) à des fins de carburants.

C’est pour cela que certains les nomment ; les nécros carburants (carburants de la mort).

La solution à titre individuelle reste le recyclage des HVP usagées.

Ses huiles ayant déjà été utilisées (restaurants collectivités, cantines etc.), leur usage donne un éco-bilan très intéressant, en utilisant un déchet presque ultime, et non plus un produit fini alimentaire.

Plusieurs études relatives aux rejets de gaz nocifs sont contradictoires (intérêts divergents des divers organismes ?). Mais en général la comparaison avec le gazole est positive pour l’HVP. L’HVP n’est pas une solution miracle et son usage n’est pas parfait (point de combustion plus élevé, possibilité de séchage dans le réservoir et dans les filtres.)

 

Histoire :

Rudolf Christian Karl Diesel (1858-1913) aurait inventé (des litiges l’opposèrent à Herbert Akroyd Stuart en 1890 qui présentait à l’époque un moteur au nombreuses similitudes) le moteur qui porte son nom, mais qui originellement ne tournait pas au gazole, mais aux huiles végétales. Il nomma donc originellement son invention «le moteur à huile lourde» présenté à l’exposition universelle de Paris en 1900 qui consacra cette invention du grand prix (la plus haute distinction). Il offrait donc une alternative au moteur à vapeur.

 

La mort de cet inventeur/ingénieur reste un mystère (retrouvé noyé dans la Manche suite à une traversée en bateau).

 

Durant l’après-guerre (14-18), le faible coût du pétrole incita la modification de ce moteur afin de la faire carburer au gazole.

 

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