Glozel, mythe et réalité ?

Publié le par l'Extra-Marche

Tout d'abord qu'est-ce que Glozel ? inscriptions.png

Un petit lieu-dit de la commune de Ferrière sur Sichon
dans l'Allier (03) à 20 km environ au sud-est de Vichy.

Cette bourgade défraya la chronique par les découvertes archéologiques qui y virent le jour.
Le 1er mars 1924, Émile Fradin alors âgé de 17 ans, et son grand père Claude Fradin
étaient en plein défrichage lorsque leur vache se prit la patte dans une cavité souterraine
qui s'avéra par la suite être une sépulture à la vue de ses murs
de briques d'argile, ses céramiques et ses ossements humains.
Antonin Morlet, médecin et archéologue amateur, après avoir eu vent de cette affaire,
fut le premier à organiser des fouilles dignes de ce nom. Il devint, suite à ses découvertes
(outils en silex, pierres gravés, os, idoles) l'un des plus fervents défenseur du lieu qu'il data alors du paléolithique (rapport de 1925 : «nouvelle station du néolithique»).
S'ensuivirent des visites d'archéologues comme Louis Capitan, Salomon Reinach, ou encore l'abbé Breuil. Ce dernier confirma dans un premier temps l'authenticité du site, avant de se rétracter et de rallier le préhistorien André Vayson de Pradenne, partisan d'une supercherie.
De longues polémiques et démélés judiciaires eurent lieu entre les pro et anti-glozéliens.
1941, marque l'interdiction des fouilles. Il faudra attendre 1983 pour que reprennent les investigations à la demande d'élus locaux. Le rapport de ces fouilles n'a, à l'heure d'aujourd'hui, jamais été révélé. Seul un résumé de 13 pages est rendu public en 1995.

Les découvertes de Glozel posent en effet quelques problèmes, du moins des interrogations.
Il a été confirmé (par les procédés du carbone 14 et de la thermoluminescence)
que la plupart des objets sont authentiques. Seulement, ils ne datent pas tous de la même époque. leur datation toucherait à 4 périodes; le néolitihique, l'époque gauloise, l'époque médiévale, et une période récente (XXème) de par quelques fragments d'os passés au C14.
Il est important de signaler que les gravures retrouvées représentent entre autre le renne, disparu il y a environ 10-12000 ans et ne peuvent pas être correctement datées par les procédés précités qui se contentent de dater la matière, et non l'ouvrage en tant que tel.
Mais la polémique la plus grande vient du fait qu'une écriture est présente sur des tablettes d'argile, une écriture qui serait, si les datations s'avèrent justes, bien antérieure à la première écriture connue en Mésopotamie (de quoi s'attirer les foudres du monde scientifique).

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Elle a des similitudes avec le phénicien, le celtique, le grec (de l'ouest), l'etrusque, le latin cursif.
À contrario, certains éléments peuvent être à charge contre Glozel;
Comment des tablettes en argile non cuite ont-elles pu résister aux ravages du temps ?
Les techniques utilisées pour certains artefacts comme des harpons, des haches, des os, auraient nécessité des outils métalliques. D'autres objets semblent être des copies d'œuvres préhistoriques connues avant Glozel, comme «_la Dame de Brassempouy_».
Malgré ça,  Émile Fradin, décédé en février 2010 à l'âge de 103 ans, fut décoré                             
le 16 juin 1990 de l'ordre des palmes académiques.
Le mystère reste entier, et des glozéliens chevronnés se réunissaient
encore en 2005 par le biais du Centre International d'Étude
et de Recherche à Vichy.                           
              
Sources : http://www.Wikipedia.org                
bibliographie :
"La préhistoire chahutée Glozel" (1924-1941), Joseph Grivel, éd. l'Harmattant 2004.
"Glozel et ma vie", Émile Fradin,  éd. Archeologia.
"extrait des actes du 2e et 3e colloque de Glozel"  Hanz-Rudolph Hitz, Serge Soupel 1990/2000
                                           

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